boisforet-info Le Magazine du Bois et de la Forêt

N° 1304 - - 13 juin 2002

2. Baliseurs et débroussailleurs

Bénévoles, les baliseurs sont responsables d’un tronçon de GR. Leur rôle et le champ de leur intervention varient selon que le chemin est dans le domaine public ou privé.

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Constantin Angeloglou, président de la
commission sentier du Coderando 95
© Blvdr

" Nous avons 1300 km d’itinéraires balisés dans le Val d’Oise et une équipe de 90 baliseurs ", explique Constantin Angeloglou, président de la commission sentier du Codérando 95 et responsable au niveau national de la formation des baliseurs.
Un vivier que bien d‘autres départements lui envieraient. Chacun est responsable d’un secteur dont la longueur varie selon leur disponibilité et leur désir. " J’ai 40 km en charge, d’autres n’en ont que 4 ", précise Roger Nicolas qui est très impliqué.
Deux fois par an, pinceau en main, les randonneurs bénévoles rafraîchissent le balisage et s’assurent de la continuité des parcours.
" Quand il faut débroussailler ou jouer du sécateur, soit les baliseurs interviennent eux-mêmes soit ils font appel à notre équipe départementale ", précise Roger Nicolas.

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Roger Nicolas, responsable de la
logistique de la commission sentier
© Blvdr

En revanche, ils ne prennent jamais ni la pelle, ni la pioche. " Les travaux d’aménagement du sol sont de la responsabilité du Conseil Général. Nous nous contentons juste de signaler les lieux qui méritent une intervention ", explique Roger Nicolas.
La collectivité territoriale départementale a en effet compétence sur les chemins de randonnée. " Charge à elle ensuite de faire effectuer les travaux par ses services ou des prestataires ", explique Constantin Angeloglou.
En forêts publiques, les baliseurs n’interviennent pas sur la végétation. " Sauf arrangements occasionnels avec l’ONF ", précise Roger Nicolas. En forêt privée, tout dépend de la nature des liens qui ont été tissés avec les propriétaires. " Dans le cadre de conventions qui peuvent être passées avec les propriétaires privés, les comités départementaux s’engagent souvent à assurer l’entretien en échange du libre accès consenti ", explique-t-on à la fédération.

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Sécateur en main, il faut assurer
la continuité du parcours
©Blvdr

Mais si les baliseurs aiment leur rôle d’ouvreur de la campagne, ils refusent de devenir les éboueurs des champs. " On veut bien ramasser quelques papiers qui traînent même si on pense que c’est aux promeneurs de le faire, mais on refuse de dégager les dépôts sauvages qui ont tendance à se multiplier, notamment aux entrées des chemins forestiers ", constate Roger Nicolas.
" On trouve beaucoup de gravats et de déchets de jardin ", dénonce Claude Chassonnerie " qui proviennent d’entreprises travaillant chez les particuliers et qui se débarrassent à bon compte des déchets au lieu de payer dans les déchetteries ". Mais combien de particuliers savent qu’ils restent responsables pénalement de leurs déchets et qu’ils doivent s’assurer que les prestataires à qui ils en confient l’élimination doivent respecter la réglementation ? Bref, les relations entre ville et campagne suivent parfois des chemins de traverse insoupçonnés…

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