|
N° 1704 - - 9 décembre 2002
La tuberculose frappe le grand gibier en Seine-Maritime
Les cerfs et les sangliers de la forêt de Brotonne (Seine-Maritime) sont victimes depuis quelques mois d'un bacille de tuberculose
Les risques de transmission à l'homme sont très faibles (une grande partie de la population étant vaccinée) mais ce bacille est susceptible de toucher les bovins d'élevage.
Selon la Direction des services vétérinaires (DSV) de ce département, si la maladie est répandue en Angleterre et en Italie, ce serait la première fois en France que la tuberculose est détectée sur des populations de grands gibiers sauvages Jusqu'à présent, elle s'était propagée uniquement parmi les cervidés d'élevage.
Ce bacille tuberculeux bovin a été identifié pour la première fois sur une biche tuée en janvier 2001 par un chasseur qui était aussi vétérinaire et qui a eu des doutes sur la santé de l'animal. Les analyses effectuées sur des échantillons de tissus du cadavre de la biche devaient confirmer quelques mois plus tard la suspicion de tuberculose.
La DSV lance alors une enquête épidémiologique sur le grand gibier de cette forêt de hêtres, de chênes et de pins sylvestres qui s'étend sur 7.400 hectares. Elle montre que 9% des cerfs examinés et 23% des sangliers sont atteints et qu'en revanche les chevreuils sont épargnés. "Si les cerfs semblent moins touchés que les sangliers, ce sont eux qui développent le plus facilement la forme pulmonaire de la maladie qui est la plus contagieuse", précise la DSV.
Le premier grand gibier contaminé a vraisemblablement contracté le bacille au contact d'un bovin d'élevage et ensuite la maladie s'est répandue parmi la faune sauvage. L'épidémie ne devrait pas avoir dépassé les limites de la forêt de Brotonne qui est relativement isolée. Pour éradiquer la maladie, les autorités ont lancé le 20 novembre un plan de lutte en liaison avec les chasseurs, les agriculteurs et les garde-forestiers. Il prévoit notamment la réduction des populations de gibiers sensibles, la collecte et la destruction des viscères et le renforcement des clôtures séparant le gibier des bovins d'élevage.
Source : AFP
.
|