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N° 960 - - 18 décembre 2001
Le dérangement favorise la biodiversité des forêts tropicales
Une étude menée par Jean-François Molino et Daniel Sabatier, chercheurs de l'Institut de recherche pour le développement (IRD), en Guyane conforte, pour la première fois dans ce milieu, la théorie de la "perturbation intermédiaire".
Cette hypothèse, déjà démontrée dans d'autres milieux, postule qu'un écosystème atteint une diversité maximale en espèces lorsqu'il est soumis à des perturbations de fréquence et d'intensité moyennes. Les deux chercheurs qui ont publié leurs résultats dans la revue scientifique américaine Science ont étudié plus de 17 000 arbres sur des centaines de petites parcelles forestières, soumises à plus ou moins de perturbations ( de la chutes naturelles d'arbres à lexploitation intense). Ils ont ainsi pu constater que la diversité des espèces est plus grande dans les forêts ayant subi des perturbations modérées que dans les forêts totalement épargnées. Dans ce cas, les peuplements sont dominés par des espèces sciaphiles (qui aiment l'ombre). A linverse lorsque les perturbations sont très fortes (chablis, coupe à blancs), la végétation est dominée par les essences héliophiles (qui aiment la lumière). Cest en fait lorsque les conditions de perturbations sont intermédiaires que se crée la plus grande variété de niches écologiques et favorisent le mélange des espèces dombres et de lumières.
Bref, un peu de perturbation, naturelle ou anthropique, est bénéfique à la biodiversité.
Source : Infoscience
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