- 31 janvier 2002
3. Un souci de certification
Les grands investisseurs financiers ont intégré la gestion durable à leur logique économique.
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La logique économique tend
vers une forêt de qualité
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Même si la loi française ne fixe pas de quotas d’espèces et se contente de recommandations, " nous sommes là aussi pour faire la promotion de l’éco-certification et de la gestion durable auprès de nos clients" souligne Michel de Warren, de la Société Forestière.
Outre ses 38 000 ha de forêts naturelles au Chili qui constitue un exemple un peu lointain, la filiale de la Caisse des Dépôts a fait du domaine de Lancosme, dans la Brenne la vitrine de cette gestion qui entend concilier production de bois, loisir et protection de la biodiversité.
Aujourd’hui, en effet, ce n’est plus tant le cadre réglementaire qui fait la valeur de la forêt que l’esprit du temps.
Et celui-ci coïncide de plus en plus avec la logique économique en faveur d’une forêt de qualité : " Quand un réseau de grandes surfaces comme Castorama adhère à un système d’écocertification, les investisseurs ont tout intérêt à en tenir compte ", fait-il remarquer.
" Mais attention, précise-t-il aussitôt, il faut se garder de glorifier les feuillus et de diaboliser les résineux : le hêtre par exemple est aussi anti-écologique que peut l’être le résineux et dans un massif comme les Vosges, couvert de sapins depuis des millénaires, il serait anti-naturel de vouloir planter d’autres espèces ".
L'amorce d'un retrait
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Les "zinzins" commencent
à vendre leurs parcelles
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Les tendances écologiques du XXIe siècle n’y feront cependant rien : la forêt n’est ni le cœur de métier des grandes banques et assurances, ni un placement s’adaptant aux contraintes économiques d’aujourd’hui. Discrètement et à petites doses, ces grands investisseurs financiers commencent donc à vendre des parcelles, généralement à des particuliers ou à des SEF. Le retrait des "zinzins" n’est pas encore massif mais la tendance semble irréversible.
Cela signifie qu’à l’avenir la forêt française sera de plus en plus morcelée, même si les nouveaux propriétaires continuent de confier leurs parcelles à de grandes sociétés de gestion. L’avenir dira si ce facteur de morcellement ne sera pas un frein aux nouveaux principes de la gestion durable.
Thibaut de Champris
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