- 16 mai 2002
1.Le bois : un choix stratégique !
La bourse ne représente que la face émergée de léconomie du bois. Mais cest un tremplin efficace qui a déjà porté les ambitions mondiales de quelques belles PME régionales. Le bois en bourse est une valeur stratégique qui a de lavenir.
En dépit de l’importance économique du secteur bois en France, les sociétés cotées en bourse sont rares dans la filière. Elles ne sont aujourd’hui plus que six sur le marché parisien après que Saint-Gobain a pris le contrôle total de la société Lapeyre et que le groupe La Rochette ait cédé, à l’automne 2001, l’essentiel de ses activités pâte à papier pour se recentrer sur les métiers de l’emballage.
Deux des six sociétés du " club bois en bourse " sont cotées au premier marché : Gascogne et Rougier. Trois sont cotées au second marché : Sabaté-Diosos, François Frères et SERIBO. Eaux et Electricité de Madagascar est cotée au marché libre.
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Ces sociétés ont toutes en commun d’être de taille modeste. La plus importante Gascogne qui compte 2546 salariés, réalise un chiffre d’affaires de 551,2 millions d’euros, la plus petite, François Frères : 75,6 M d’euros.
Au total, le chiffre d’affaires cumulé des sociétés s’élève à environ 1,2 milliard d’euros. Mais le bois est sur le marché comme un iceberg dans la mer. Sa face cachée est bien plus importante que sa partie émergée. Une grande partie du poids économique du bois est diluée dans l’activité de groupes bien plus importants.
Ainsi les 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires de Lapeyre sont maintenant noyés dans les 30,39 milliard du groupe Saint-Gobain. Si celui-ci porte encore le nom de la forêt où ses verreries s’approvisionnaient en bois de chauffage il y a moins de deux siècles, il étend aujourd’hui son emprise à presque tous les matériaux du bâtiment.
Il en va de même de l’activité de négoce et de distribution du bois du groupe de François Pinault qui débuta en 1953 dans le négoce du bois. L’activité de Pinault Bois Matériaux ne représente plus aujourd’hui avec 1,18 Milliard d’euros que 5 % du chiffre d’affaires de Pinault-Printemps-Redoute. Bref, l’histoire a prouvé que le bois a servi de tremplin à quelques-unes des plus belles réussites industrielles et financières du capitalisme français.
Les jeunes pousses du bois
Qu’en sera-t-il aujourd’hui de l’avenir des sociétés du bois en bourse ? Tous les espoirs sont permis. En effet, si Rougier, a déjà fait le saut, il y a trente ans, les autres n’en sont qu’au début de leurs aventures boursières. Ces introductions sur le marché leur ont déjà permis de passer du stade de grosses PME régionales à celui de groupes agissant à l’échelle européenne voire mondiale.
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Le bois a lui aussi ses jeunes pousses comme en témoigne la réussite spectaculaire de François Frères. Le secteur présente aussi des opportunités de jolis coups boursiers avec les manœuvres de réorganisations industrielles comme cela a été observé il y a deux ans chez SERIBO et plus récemment chez La Rochette.
Reste que l’intérêt de l’investissement dans le bois s’apprécie avant tout sur la durée, comme en témoignent les performances de Rougier.
C’est que le bois est avant tout un choix stratégique. C’est celui que fait avec succès la société Eaux et Electricité de Madagascar. Les gestionnaires de cette société financière estiment que le bois est largement sous coté et qu’il est promis à un bel avenir.
François Delaunay
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