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  - 24 juillet 2002

Voir la forêt

Les grands massifs

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© Playtime-Blvdr

L’Ile-de-France offre 80 m2 de forêt à chacun de ses douze millions d’habitants.
L’agglomération Parisienne est entourée par une importante ceinture verte héritée des forêts royales. Terrain de chasse protégé depuis des siècles, la forêt couvre ainsi 23 % du territoire de la région capitale, soit 270 000 ha.
Soumise à la pression urbaine, les forêts d’Ile-de-France font l’objet de mesures de protection foncière plus attentives que partout ailleurs en France. Les forêts d’Ile-de-France ont une fonction sociale extrêmement importante : elles accueillent ainsi plus de 100 millions de visiteurs par an qui se concentrent essentiellement sur les 32 % de la surface boisée de la forêt publique.
La recherche d’un équilibre entre les fonctions sociale, environnementale et économique de la forêt constitue depuis une décennie la priorité des pouvoirs publics et des acteurs de la filière bois francilienne. Cette nécessité se traduit, notamment, par l’achat de forêts par les pouvoirs publics (État et collectivités territoriales) et par l’aménagement d’équipements d’accueil du public en forêt.

Forêt domaniale de Fontainebleau

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Les rochers de Fontainebelau
©ONF

La forêt de Fontainebleau est à plusieurs titres la forêt de référence d’Ile de France. D’abord, avec une superficie de 18 000 ha, elle est la plus vaste. L’originalité de sa géologie présentant des affleurements de grés et de sable offre une grande variété de sols et de type de boisements. Cette diversité est accrue par sa situation soumise aux influences des domaines biogéographiques atlantique, continental et même méditerranéen. Il en résulte une grande diversité biologique. On dénombre ainsi 5700 espèces végétales dont celle de l’Alisier de Fontainebleau (Sorbus latifolié) qui est l’une des deux seules espèces d’arbres bénéficiant en France du statut d’espèce protégée au niveau national, 6600 espèces animales dont 5600 insectes.
Une richesse patrimoniale qui a fait de Fontainebleau, l’un des berceaux mondiaux des sciences naturalistes au XVIII è siècle et un siècle plus tard des politiques de conservation avec la création des premières réserves biologiques dès 1861 à l’instigation des peintres de l’école de Barbizon. Et c’est également à Fontainebleau qu’à été créé, en 1948, l’UICN (Union mondiale pour la nature).
La randonnée pédestre y a été inventée , avec la création à partir de 1844 par Claude François Denecourt des premiers sentiers balisés à vocation touristique. Dénommés sentiers bleus, il est toujours possible de les suivre. Les chaos de grés de Fontainebleau ont été également, vers 1900, l’un des berceaux de l’alpinisme.
Cet impressionnant patrimoine naturel, scientifique, culturel et historique a valu à la forêt de Fontainebleau d’être classée par l’UNESCO comme réserve de biosphère en 1998.

Massif forestier de Rambouillet

Le massif de Rambouillet est constitué au Sud par la forêt domaniale du même nom et est prolongé au Nord par les forêts privées de la Vallée de Chevreuse.
Les boisements, où les chênaies acidophiles dominent, comportent également d’anciennes plantations en mélanges de pins sylvestres et de pins laricios. La forêt de Rambouillet est le domaine de prédilection de la grande faune de cervidés et l’Office national de la Chasse et de la faune sauvage y a son principal établissement et l’ONF y a créé depuis une vingtaine d’année le premier parc de vision où le public peut aisément observer, cerfs, chevreuils et sangliers.
L’écologie de la forêt de Rambouillet est sous l’influence de l’eau comme l’indique d’ailleurs son ancien nom de forêt des Yvelines du nom celtique
" eve " qui signifie eau.
Les nombreux milieux humides, étangs, mares, offrent les meilleurs sites d’observation de l’avifaune en Ile-de-France dont en particulier la Réserve Naturelle de Saint-Quentin en Yvelines ainsi que les étangs de Hollande. Les tourbières des vallées humides y abritent aussi une espèce rare : l’alisma natans (Luronium natans), plus connu sous le charmant nom de flûteau nageant.

Forêt du Vexin

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© Dr

Les zones boisées se concentrent sur les buttes (Arthies-Rosne-Marines) et sur les marges du plateau calcaire (Bois de la Tour du Lay, Bois de Saint-Martin-la-Garenne), couvrant une surface d'environ 10 000 hectares.
Le bois du Chesnay, situé sur les hautes terrasses alluviales de la Seine abrite, en raison de la nature de son sol, une imbrication originale de milieux calcaires et acides. Les essences les plus courantes sont le chêne, le châtaignier et le charme, les résineux se faisant beaucoup plus rares. Le Parc Naturel Régional du Vexin français a contribué à la création de plusieurs circuits de randonnées.

Espaces naturels protégés

Plaine de la Bassée : marigots-sur-Seine

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Orme lisse
© ANVL

Bien moins connues que leur homologue du Rhin, de la Loire ou du Rhône, les forêts alluviales de la Seine représentent l’un des plus important refuge de biodiversité d’Ile-de-France. On les trouve principalement dans la Plaine de la Bassée en amont de Bray sur Seine. Ces lanières de forêts, où prolifèrent les chevreuils, ont conservé deux espèces caractéristiques des forêts alluviales naturelles : l’orme lisse (Ulmus minor) et la vigne sauvage (Vitis sylvestris). Cette liane y serait même plus répandue que partout ailleurs en France. De nombreux boisements de très faibles valeurs économiques n’ont probablement jamais été exploités depuis des temps immémoriaux.

Les forêts alluviales de la Seine s’intègrent dans un écosystème plus vaste comprenant des pairies humides, des cultures et des étangs artificiels. Il s’étend sur environ 10 000 ha. La Plaine de la Bassée présente de nombreuses richesses botaniques et faunistique avec la présence d’espèces protégées au niveau national ou régional : fougères des marais, gratiole officinale, violette élevée.

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Vigne sauvage
© ANVL

On y trouve aussi le criquet ensanglanté et les entomologistes y ont même fait, au milieu des années 90, une découverte " pour la science " d’une nouvelle espèce de papillon de la taille d’un moustique : le stenophillya gratiolae. Les oiseaux y trouvent également des conditions favorables. Le héron bihoreau est fréquent et de nombreuses espèces de canards y font étapes l’hiver. Deux couples de cigognes blanches nichent également sur des arbres cassés.
La Plaine de la Bassée a été étonnamment épargnée par l’urbanisme et le développement agricole. C’est que durant des siècles, elle était un milieu répulsif fréquemment inondé par les crues de la Seine jusqu’à la construction des grands barrages hydrauliques de Champagne, au début des années 70. Depuis, si une grande partie des prairies humides a été mise en culture, les boisements ont été épargnés. Le milieu forestier n’est aujourd’hui perturbé que par l’établissement anarchique de "cabanons de week-end".
La Plaine de la Bassée est inscrite au réseau des sites de Natura 2000 et 870 ha feront très prochainement l’objet d’un décret de classement en Réserve Naturelle Nationale.

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Vieux boisements inondés
©ANVL

Les objectifs de gestion de cette future plus grande réserve naturelle d’Ile-de-France sera la réhabilitation des prairies et la libre évolution des boisements, là où les gestionnaires auront la maîtrise foncière des terrains. En revanche les activités de pêche et de chasse ont été maintenues pour permettre de trouver un consensus minimum et boucler un dossier qui aura mis plus de dix ans.
L’ambition des promoteurs du classement du site de la Réserve de la Plaine de la Bassée est de développer à 80 km de Paris un pôle de découverte nature. Il pourrait apporter une dynamique nouvelle aux communes rurales. Il faudra toutefois attendre encore quelques années pour voir apparaître des structures d’accueil du public. En attendant, l’association des naturalistes de la vallée du Loing et du massif de Fontainebleau vous propose de nombreuses sorties nature dans la Plaine de la Bassée et aussi dans les forêts environnantes.

S’y rendre : 100 km au sud-est de Paris. Par l’A5 jusqu’à la sortie Nogent-sur-Seine. Prendre ensuite la D411.
Visite : sorties natures
Contact : Association des Naturalistes de la Vallée du Loing et du massif de Fontainebelau (ANVL)
Laboratoire de biologie végétale
Route de la tour Denecourt
F-77300 FONTAINEBLEAU
Tél / fax : 01 64 22 61 17
Mail : [email protected]
http://perso.club-internet.fr/anvl
Gestionnaire : pas encore désigné

Les forêts interdites de Fontainebleau

Épargnées par la hache depuis plusieurs siècles, les réserves biologiques intégrales de la forêt de Fontainebleau laissent libre cours à l’évolution végétale. Les hêtres ont pris le dessus sur les chênes qui, partout ailleurs dans les forêts Franciliennes sont dominants. L’omniprésence des mousses et des bois morts confère à ces parcelles de forêt une ambiance particulière. Malheureusement, les réserves biologiques intégrales de Fontainebleau ne sont pas accessibles au public. Il est toutefois possible d’observer la réserve du Gros-Fouteau en empruntant la route forestière des Hauteurs de la Solle qui relie la Nationale 6 et la Nationale 7. L’ONF n’y organise que de très exceptionnelles visites guidées.
Contact : ONF 02 99 27 47 27


L'accueil en forêt


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© ONF

Centre d'Initiation à la Forêt - La Faisanderie

Créé en 1995 le CIF accueille le public pour des expositions, des animations et des visites guidées dans la forêt de Fontainebleau.
Route de l'Ermitage
77300 Fontainebleau
Tél / Fax : 01.64.22.72.59
Mél : [email protected]
http://www.onf.fr/fontainebleau/cif.htm

La Faisanderie de Sénart (Ile de France )

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© Blvdr

Gérée par l'ONF et installée dans un ancien pavillon de chasse, la Faisanderie de Sénart a pour vocation première l'accueil des scolaires. Elle est aussi ouverte au public à qui elle propose une exposition permanente sur l'écosystème forestier ainsi que des expositions temporaires. On peut également y acheter des plans et cartes IGN de la forêt de Sénart, qui, sur ses 3000 hectares de superficie, reçoit plus de 2 millions de visites par an
Renseignements : Office National des Forêts, Faisanderie de Sénart. Tél : 01.60.75.54.17 (tous les après-midi sauf le mercredi).

Arbres remarquables

Le chêne de Notre-Dame de Viroflay en forêt de Meudon

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Le chêne de Notre-Dame de Viroflay
©ONF

Il est devenu un arbre votif après que le prêtre de la commune de Viroflay instaura un pèlerinage sous ce chêne pour remercier la Vierge d’avoir mis fin à l’épidémie de peste de 1859. Une statue à d’ailleurs été intallée sur son tronc en 1891.
Situation : parcelle 95bis à l’extrémité ouest du parc forestier de Viroflay, en bordure de la rue du pavé de Meudon. (92)

Le Chêne de Senart

Au milieu du carrefour des quatre chênes, un vénérable chêne pédonculé de 500 ans, doyen de la forêt, trône majestueusement du haut de ses 14 mètres. Mais son âge et sa santé fragile n'atténuent en rien sa superbe. D'un diamètre de 180 cm, cet arbre a un port très singulier, un aspect tourmenté, des terminaisons de branches très fines dues d'ailleurs à son état dépérissant.

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