- 26 octobre 2001
2. Un réseau associatif précieux
Où que vous soyez en France, il existe forcément une association mycologique près de chez vous et des dizaines de rendez-vous champignons que vous pouvez trouver grâce à notre partenaire Spécial Champignons Magazine.
Initiation et accueil du public
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Cet automne, partez en forêt bien entouré et initiez-vous à la reconnaissance des champignons avec des mycologues qui adorent faire partager leur savoir.
Vous devriez même faire trier votre cueillette par un vérificateur bénévole d’une association mycologique. Ils sont nécessairement plus disponibles que les pharmaciens et souvent bien plus compétents, la mycologie n’étant plus une matière réellement enseignée à la faculté…
Un rôle scientifique déterminant
Au total, plus d’une centaine d’associations sont affiliées à la Société Mycologique de France. Société savante fondée en 1884 par une poignée de pharmaciens et de naturalistes. Elle regroupe directement plus d’un millier de mycologues experts.
Le rôle scientifique des associations de mycologie est considérable. L’essentiel des progrès de la connaissance des espèces de champignons est à mettre au compte de ces bénévoles passionnés. "En France, il n’y a pas pour ainsi dire de mycologues professionnels. On n’en compte que deux. L’un à l’Université de Lille, l’autre au Muséum d’Histoire Naturelle à Paris", explique Jean Mornand, président de SMF qui est lui-même professeur d’électronique à la retraite.
Des vigies de la biodiversité
Les associations de mycologues jouent aussi un rôle déterminant dans la surveillance des espèces. "Nous réalisons des inventaires locaux des champignons et nous élaborons des listes rouges des champignons menacés", explique Jean Mornand.
Les mycologues sont aussi appelés en renfort par le service de l’Etat DIREN (Direction régionale de l’environnement) et les collectivités locales pour évaluer la biodiversité des milieux naturels. "Nous disposons peut - être du plus important réseau d’observateurs de la nature. Comme ils passent systématiquement aux mêmes endroits chaque année, les mycologues organisés en associations peuvent voir comment évoluent les choses", explique Jean Mornand. Le président de la Société Mycologique de France aimerait toutefois que le rôle précieux de ces scientifiques amateurs soit mieux reconnu.
François Delaunay
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