- 29 octobre 2001
5. Roger Lescop, président de Silva
"Diversifier les ressources de financement de la forêt"
La loi va au-delà de la simple reconnaissance de la multifonctionnalité de la forêt et de la nécessité de la gestion durable. Elle ouvre une porte pour envisager d’autres ressources financières que la vente des bois qui représente aujourd’hui près de 90 % des recettes forestières, le reste étant apporté par la chasse.
La loi pose la question de la solvabilité des autres fonctions de la forêt : récréative et sociale, protection de l’environnement, conservation de la biodiversité...
C’est particulièrement vrai de l’accueil du public avec en particulier la possibilité pour les collectivités locales de passer des conventions avec les propriétaires privés et de rétribuer l’ouverture de leur forêt au public.
Il y a dans ce domaine d’innombrables pistes à explorer. En Suisse, par exemple les compagnies ferroviaires fiancent en partie la gestion forestière des boisements qui les protègent des glissements de terrains et des avalanches…
On peut raisonnablement penser que si les propriétaires forestiers ont d’autres ressources financières que la vente des bois, ils seront moins tentés de choisir des solutions sylvicoles simplistes, basées sur des plantations mono-spécifiques qui donnent ces images d’usines à bois peu esthétiques.
En diversifiant ses revenus, la forêt deviendra plus variée, plus intéressante et plus belle.
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