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  - 3 mai 2002

3. Certification forestière : la rigueur industrielle !

La scierie Ducerf débite en planches les premiers chênes certifiés. Pour cela elle a instauré des procédures validées par un organisme certificateur indépendant, offrant ainsi toutes les garanties du sérieux de la certification PEFC aux consommateurs.

Ça y est, ça démarre ! Les premières grumes de chêne provenant de forêts certifiées sont arrivées dans la scierie Ducerf à Vendenesse-les-Charolles. Le mardi 30 avril 2002, les premiers bois de feuillus PEFC sont débités en planches. Marquées du logo PEFC, elles devront, selon leur épaisseur, sécher 3 à 6 mois avant d’être vendues.

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A la scierie Ducerf, les premiers bois
de feuillus PEFC débités en planches

" Il s’agit de 200 m3 de chêne provenant de la forêt domaniale de Pierre Luzière près d’Autun ", explique Jacques Ducerf, le directeur général de l’entreprise bourguignonne qui emploie près de 200 salariés au cœur du pays du charolais.
Dans la cabine de la scie de tête, l’opérateur aux commandes des bras hydrauliques fait preuve d’une dextérité surprenante pour manipuler les deux tonnes de ce tronc de 5 m de long et de 80 centimètres de diamètre. À raison d’une vitesse d’avancement de 20 mètres par minute (trois moins vite que pour des bois résineux plus tendres), il suffira de 5 minutes pour débiter le tronc de l’arbre séculaire en planche de 3 cm d’épaisseur. Une à une, elles avancent sur les tapis roulants où elles sont estampillées de gros logos PEFC pour permettre leur identification.

Une traçabilité scrupuleuse

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Le suivi des bois certifiés est une question
d'organisation et de rigueur

Le suivi des bois certifiés n’est pas en soit bien compliqué. " Nous avons une seule scie de tête. C’est avant tout une question d’organisation et de rigueur ", note Jacques Ducerf.
Reste qu’une grume de bois certifiée ressemble comme deux gouttes d’eau à une grume qui ne le serait pas.
" Sans marquage, il n’y a aucun moyen de faire la différence ", prévient le scieur.
Du coup, les troncs certifiés sont entreposés dans un espace particulier du parc à grumes. Marqués avec des repères de couleurs, ils sont facilement identifiables. " Nous procédons par campagne, ce qui permet d’éviter toute confusion. Une fois sciée, chaque planche est marquée non seulement sur le bout mais aussi sur toute sa surface ", explique-t-il.
En bout de la chaîne de sciage, les planches sont ensuite regroupées en lots qui sécheront durant plusieurs mois dans des autoclaves où la température varie, selon l’essence de bois et l’épaisseur des planches, entre 30 et 60 °.
Dans ces vastes hangars fermés, il n’y aurait qu’une erreur de manutention et d’entreposage qui pourrait faire perdre la trace des bois certifiés. " En fait, tout est question de bon suivi des procédures et de sensibilisation des personnels ", explique le directeur général qui doit cependant rendre des comptes.

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L'objectif de Jacques Ducerf : apporter
de vraies garanties aux consommateurs

" Nous sommes contrôlés par un organisme certificateur indépendant qui vérifie le sérieux de nos méthodes de travail ", insiste le chef d’entreprise.
Le système a déjà fait ses preuves. " Il est comparable à ce qui se fait dans l’industrie avec les normes Iso 9000, par exemple ". " Notre comptabilité sera aussi contrôlée pour vérifier que nous ne vendons pas plus de bois certifiés que nos approvisionnements ne nous le permettent ", insiste Jacques Ducerf, tout heureux de toucher enfin au but.
C’est que cela fait déjà plusieurs années que cet entrepreneur s’est investi dans la certification forestière PEFC en Bourgogne. " Nous ne pouvions pas improviser. Il fallait dès le départ mettre en place un système sérieux et réaliste qui, de la forêt à la commercialisation, puisse, à toutes les étapes, apporter de vraies garanties aux consommateurs ", explique-t-il.

Des clients étrangers demandeurs

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Jacques Ducerf
Direcetur général
des scieries Ducerf

Pourtant ce ne sont pas les sollicitations qui manquaient pour précipiter le mouvement. " Cela fait au moins deux ans que nos clients étrangers nous demandent du bois certifié ", explique Jacques Ducerf qui exporte environ 40 % de ses sciages de chêne et de hêtre en Europe, en Afrique du Nord et en Asie.
La certification forestière apparaît dès lors comme un impératif incontournable pour éviter que la forêt française soit mise hors-jeu du commerce international du bois.
" Les plus demandeurs sont les négociants et les industriels Britanniques ", précise le chef d’entreprise bourguignon.
C’est qu’en Grande-Bretagne, où pratiquement la totalité du bois est importée, les campagnes d’opinion font déjà une pression terrible sur les distributeurs. " Leur problème, c’est que jusqu’à maintenant, ils ne trouvaient pas de bois certifié ".
Preuve qu’en matière de gestion forestière durable, il est plus laborieux de structurer la ressource que de susciter la demande. Reste que le bon sens rappelle qu’on ne peut pas mettre la charrue avant les bœufs.

Ducerf
Vendenesse-les-charolles - 71120 Charolles
Tel. + 33 (0)3 85 81 71 11 - Fax + 33 (0)3 85 88 33 93
[email protected] www.ducerf.com

François Delaunay



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