- 11 octobre 2001
1. Du bois dans le sillage de Tabarly
En 1964, Éric Tabarly avait ouvert la voie au renouveau de la construction bois en remportant sa première transat en solitaire sur le Pen Duick II, un ketch (deux mâts) construit en contreplaqué.
Avec sa coque à bouchains vifs, ce voilier de 13 mètres 60 ne pesait que 5,4 tonnes. Une prouesse pour lépoque.
Dans son sillage, plus de 9000 unités destinées à la plaisance seront mises à leau. Grâce aux Vauriens, Corsaire, Cognac et autres Armagnac, le contreplaqué participe à lessor de ce nouveau marché. Leurs formes caractéristiques, à bouchains vifs, sont liées à l'emploi des panneaux en feuilles rigides.
Ce succès doit beaucoup également à la découverte, dans les années 40, des époxydes, matières plastiques thermodurcissables composées d'une résine et d'un durcisseur. Dans le domaine des résines, longtemps dominé par les dérivés phénoliques et les polyesters, les époxydes ont constitué une avancée technologique sans précédent. Associée au bois depuis une trentaine dannée, la résine époxy a évolué avec le matériau : parfaitement étanche, elle permet de réduire lentretien, apporte un gain de solidité sans trop alourdir la coque.
Parallèlement, les fabricants de panneaux se sont efforcés de normaliser les contreplaqués destinés à la construction marine. La norme française NF B 54-154 rédigée en 1978 qui sert de référence pour le collage des plis de contreplaqué fixe 4 niveaux daptitude selon le degré dhumidité. La norme NF B 54-161 spécifie les panneaux de contreplaqué extérieur communément appelés CTB-X répondant au collage de type 4 qui résiste à des humidités élevées et à l'immersion. Dans le monde de la plaisance, cest la marque du contreplaqué "marine".
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