- 8 novembre 2001
3. Une nouvelle casquette pour l'ONF
Devant ce succès international, l'ONF a dû se doter d'une nouvelle casquette, et s'initier au monde du 7ème art.
Car avant d'installer sa caméra au milieu des bois, même dans une forêt publique, il faut en demander l'autorisation à l'Office National des Forêts. La procédure est désormais rodée. Une convention est ensuite signée entre l'ONF et la production suivant un barème des plus précis. Pour une équipe de 10 personnes environ, sur un tournage de jour, le prix sera d’environ 6500 francs, mais ce chiffre varie suivant la durée, le nombre de personnes, le but publicitaire ou pédagogique, l’utilisation d’animaux, etc…
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Le Pacte des Loups
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Pour l'établissement public, cela représente un apport financier non négligeable "de 10 à 20 % des recettes "clients privés", hors production de bois " estime René Guglielmone.
De Depardieu à Belmondo, cet adjoint au chef de division de l'ONF à Fontainebleau a côtoyé les plus grandes stars, mais cela fait partie de ses missions. "Les réalisateurs reviennent à Fontainebleau parce qu’ils savent qu’ils seront bien reçus" affirme-t-il. Certains réalisateurs savent exactement dans quelle parcelle ils veulent tourner, d’autres s’en remettent aux techniciens de l’ONF. Des bouquets de sapins pour les tournages en hiver aux châtaigniers lumineux en automne, ils ont désormais "l'œil cinématographique" pour indiquer les plus beaux recoins de leur forêt.
Si découvrir les coulisses d'un film le change de son quotidien, René Guglielmone n'en oublie pas pour autant les principales fonctions de la forêt. "Nous protégeons l'écosystème, mais il nous faut aussi préserver la mission d 'accueil de la forêt," observe-t-il, "Personne, qu’il soit réalisateur ou photographe, n’a le droit de s’approprier la forêt. Aussi, nous avons récemment introduit dans nos conventions le volet " communication" qui oblige les productions à informer le public et à le laisser profiter de la forêt en toute liberté."
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