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  - 8 novembre 2001

4. Forêt, premier rôle ou figurante

Dans le Pacte des Loups, la forêt joue les premiers rôles. Elle l'est aussi dans Greystoke, Robin des Bois, la Forêt d'émeraude, etc…. Souvent, elle est simple figurante, pour une scène d’angoisse ou un pique-nique.

Reste que rares sont les films où n’apparaisse pas un bout de forêt. Et c'est d'autant plus vrai pour les films d’époque. Pour des questions pratiques tout d'abord : pas de poteau électrique à l'horizon, aucun risque qu’une voiture ou un avion ne traverse le champ. Intemporelle, la forêt est le décor passe-partout idéal. Elle est aussi le décor des contes de fées dont le cinéma est un prolongement et véhicule un imaginaire plein de mystères et de légendes.

Photo
Le Pacte des Loups

Pour les cinéastes, filmer en forêt est devenu presque une obligation. "Il y a chez les scénaristes une convention psy-chologique qui impose d'aérer le film par des scènes "au vert", en extérieur" explique Bruno Trompier "et la forêt est un lieu de plus en plus plébiscité par les spectateurs stressés, avides d'un certain retour à la nature, et portés par la vague de l'écologie".
Enfin, les progrès techniques ont également permis d'abolir les difficultés techniques des tournages en forêt. En l'état, la forêt est sans doute l'un des décors extérieurs les moins propices au cinéma : sous étage ombrageux, arrière-plan uniforme, absence de perspective nette, mais grâce aux grands angles, et aux éclairages de plus en plus puissants, filmer en forêt est devenu un jeu d'enfant, "surtout dans les forêts françaises particulièrement bien entretenues" conclut Francis Barrois.
À ce titre, les futaies régulières qui constituent le décor de bon nombre de nos films de cape et d'épées apparaissent comme autant d'anachronismes. Car si l'on en croit les historiens, il n'y a pas grand-chose de commun entre les forêts de Louis XIII et celles où chevauchent les d'Artagnan et autres Pardaillan de cinéma.





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