- 13 novembre 2001
1. Toute la gamme des bois
Il suffit de soulever le couvercle d'un piano à queue pour s'en rendre compte. Derrière le cadre en fonte et sous les cordes en cuivre ou acier, le bois est partout. On peut y trouver jusqu'à dix-sept essences différentes.
L’épicéa est utilisé pour fabriquer la table d'harmonie qui amplifie les sons des cordes. On ne le sait pas forcément, c’est le bois qui donne le timbre de la voix du piano.
Le chevalet sur lequel s'appuient les cordes est réalisé en hêtre ou en érable.
Le barrage qui soutient la table d'harmonie est fait de poutre de pin, de sapin, d’acajou, de sapellli, ou de niango. Cette pièce assure une parfaite rigidité et donc une bonne transmission du son.
Le sommier où sont enfoncées les chevilles de fixation des cordes est impérativement en bois dur et le plus souvent en érable.
Pour les touches du clavier, il faut des bois légers en tilleul, sapin ou mélèze.
Le chêne qui résiste bien à l’usure est employé pour fabriquer les capsules qui assurent la rotation des touches.
Les têtes de marteaux qui vont frapper les cordes sont le plus souvent en hêtre. L'acajou ferait mieux sonner les aigus mais il est plus fragile.
La ceinture du piano est composée de contreplaqué d'un seul tenant pouvant atteindre jusqu’à 7 m de long pour les plus grands modèles de pianos à queue et toutes les essences de bois de placages peuvent être utilisées pour les décors.
Exception à la règle, l’ébène qui servait à plaquer les touches noires est aujourd’hui très souvent remplacé par le plastique.
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