- 13 novembre 2001
2. Irremplaçable sonorité de lépicéa
Rien ne s'oppose à la fabrication d'un piano en plastique ou avec un autre matériau. Seul problème : il sonnera comme une crécelle.
Depuis le premier prototype le "clavicembalo con piano e forte" inventé par Bartoloméo Cristofori en 1709, le bois est irremplaçable pour ses qualités acoustiques et musicales.
La sélection de la qualité du bois est fondamentale. Pour obtenir un son pur et harmonieux, rien ne doit freiner la propagation des ondes. La qualité de l'instrument dépend donc largement du choix du bois utilisé pour la table d'harmonie.
Toutes les grandes marques apportent un soin des plus rigoureux à la provenance du bois. Seul l'épicéa de forêt d’altitude à croissance lente offre la régularité indispensable à une parfaite transmission du son.
Pour cela les fibres du bois doivent être toutes dans le même sens, ce qui implique de débiter le bois sur maille, c’est à dire selon le rayon du tronc de l’arbre.
Le cadre est la seule partie du piano où le bois est proscrit. Depuis son invention par Chickering en 1843, cet élément qui résiste à la tension des cordes (20 tonnes pour les pianos à queue) est en fonte.
Des cadres de pianos droits ont été construits en bois plus tardivement et peuvent encore se trouver sur le marché de l’occasion. Les professionnels les déconseillent car ils ne peuvent pas supporter l’accord au diapason actuel du la 440 Hz.
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