- 20 novembre 2001
4. Scie high-tech : un enjeu très affûté.
La scie a beau être lun des plus vieux outils de lindustrie, elle ne fait pas moins lobjet de constantes recherches.
De lépaisseur du trait de scie dépend une grande part de léquilibre économique de la filière bois.
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Les scies des scieurs n’ont naturellement rien à voir avec celles des bricoleurs. Véritables monstres mécaniques, elles sont capables de débiter des troncs d’arbres à des vitesses vertigineuses de 50 à 150 mètres par minute. Pourtant, bricoleurs et scieurs ont en commun d’être extrêmement sensibles au trait de scie.
Pour les premiers, c’est la qualité de leurs assemblages qui en jeu. Pour les seconds, c'est ni plus ni moins l’équilibre économique de son entreprise qui en dépend.
" C’est extrêmement facile à comprendre ", entame Robert Collet, ingénieur conseil scierie au CTBA " Dans notre métier, la matière première représente près de la moitié du chiffre d’affaires, alors moins il y a de bois qui part en sciure, mieux ça vaut ", note l’auteur d’un manuel professionnel sur le sujet. Du coup, la recherche est à la réduction des épaisseurs des lames et aussi à l’amélioration de la précision.
" Si vous réduisez les côtes de tolérance, vous pouvez scier au plus juste, c’est autant de bois en plus que vous pouvez valoriser ", explique l’ingénieur. L’épaisseur de la lame a été réduite d’environ deux millimètres. Au total, pour chaque élément le gain est de 3 à 4 mm ce qui multiplié par des milliers de pièces de bois par jour, finit par représenter d’importants tas de planches.
Augmenter la durée des lames
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Si la précision est la quête des scies circulaires de reprise, la préoccupation pour les lames de scies à ruban de tête est l’augmentation de leur durée d’utilisation. " Il faut actuellement les réaffûter toutes les quatre heures environ ", explique Robert Collet. " Non seulement le changement de lame prend un quart d’heure, mais comme on tarde toujours à effectuer l’opération, on perd en précision et qualité de coupe ", constate l’ingénieur. " Nous avons un programme de recherche avec le CEA pour améliorer les lames des scies à ruban ", lance Philippe Ferro, responsable développement et certification du CTBA. Ce programme qui consiste à mettre au point des pastilles d’alliage hyper résistant pour les braser sur les lames devrait multiplier par cinq voire par dix leur durée de vie.
La métallurgie n’est pas la seule technique de pointe à être mise à contribution. " Nous travaillons aussi sur l’amélioration des systèmes optique et sur l’informatique ", annonce Robert Collet. Dans ce cas, le but recherché est de valoriser au mieux la matière première en fonction du diamètre, de la forme de la grume et aussi bien sûr du carnet de commandes.
Reste que la modernisation des scies à un coût que les petites scieries familiales françaises ne seront pas toutes en mesure de supporter
François Delaunay
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