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ARTICLE N°1503 - 9 septembre 2002
Pocas Tisserand surprend les arbres dans leur humanité
Réalisatrice de documentaires, la jeune femme dorigine angolaise expose ses photos à Paris. Ses gros plans de troncs darbres montrent des visages et des corps étonnamment humains.
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"Lolo"
© Pocas Tisserand
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Pocas Tisserand, bandeau noir, haut échancré et jupe longue aux couleurs vives, flamboie et se rétracte. Elle veut et hésite tout à la fois à parler de son travail. Il s’agit en l’occurrence de quatorze clichés noirs et blancs pris en plan serré, et représentant des visages, des jambes, des seins, des cœurs, des détails ou des portraits en pieds d’individus, non pas en chair, mais en écorce et en bois...
Son regard esthétique et tendre à la fois renvoie à un monde fantastique habité de personnages végétaux.
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"Double coeur"
© Pocas Tisserand
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" Je suis très solitaire, explique-t-elle, j’ai besoin de me réfugier dans la nature. J’observe les arbres pleins de force et de vie, la hauteur des troncs, la danse des branches et des feuilles dans le vent.
Curieusement, je sens que les arbres me surveillent aussi et me parlent. Je vois en eux des parties de notre corps comme des sculptures abstraites et réalistes en même temps, des visages souriants, tristes ou malades. Chacun a sa personnalité et raconte une histoire : les baobabs ou les acacias d’Angola, les hêtres ou les chênes de la campagne ou de Paris, où je vis depuis 15 ans. "
A 38 ans, Pocas Tisserand a débuté avec son appareil photo et sa caméra sur des reportages de guerre à la télévision angolaise. Toujours aussi fascinée par l’image et les gens (humains ou arbres), elle expose ses photos au Salon d’art végétal, au Parc Montsouris (Paris), du 20 au 29 septembre prochain. Entre deux films...
Contact : Photographies de Pocas Tisserand, Galerie et Jardin, 18 rue de Gergovie 75014 Paris. Tel : 01.40.16.98.61
Laurence SINGER
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