- 20 décembre 2001
2. La course des sapins de Noël
À dix heures du matin, le brouillard est encore accroché aux cimes des bosquets de chênes. En ce mois de décembre, laurore morvandelle se fait paresseuse, la campagne est froide et déserte.
Pourtant, au détour de la départementale 17, entre Planchez et Anost, l’activité bat son plein sur la nouvelle plate-forme logistique que les pépinières Naudet implantées dans le Morvan depuis plus de quarante ans viennent d’installer au lieu-dit du " Gutteleau ".
Un quai de chargement, des bureaux en panneaux de bois, un hangar et puis des milliers et des milliers de sapins de Noël rangés par tailles et catégories qui attendent de partir faire la fête dans les quatre coins de France. L’installation est sommaire, elle a tout d’un camp de pionniers où le travail saisonnier est aussi intense que bref.
" On ne travaille ici qu’un mois dans l’année, de la mi-novembre à la mi-décembre ", explique Frédéric Naudet, le PDG de la plus importante pépinière de sapin de Noël de France en surveillant attentivement la valse des chariots élévateurs qui remplissent les ventres de trois semi-remorques à la fois. À raison de 10 à 15 000 sapins expédiés par jour, le rythme ne saurait faiblir et le travail se poursuit souvent bien tard dans la nuit à la lueur des réverbères. Dans le bureau de campagne, le téléphone ne cesse de carillonner. Que les appels viennent d’Aix-en-Provence, ou de Charente, les distributeurs commandent des sapins par camions entiers et veulent être livrés le surlendemain.
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" Toujours au dernier moment ", note Frédéric Naudet, comme si Noël était chaque année une surprise ! Des cris et des rires percent les brumes et les frimas. Au fond du parc, les premières équipes reviennent des chantiers de coupes. Les lutins de Noël s’expriment dans une langue particulière et parlent tout aussi bien le lusitanien que le polonais ou l'ukrainien. " Nous avons énormément de difficultés pour trouver de la main d’œuvre en France ", constate Frédéric Naudet qui fait appel chaque année à une soixantaine de travailleurs saisonniers. Le préfet et l’ANPE locale ont dû se rendre à l’évidence : malgré une paye attrayante, la rudesse de la tâche rebute les chômeurs de la région.
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Les remorques sont vidées devant le hangar où les sapins seront mis en palette par 100. Les sapins de Noël seront expédiés le soir même ou le lendemain. Ils seront en vente trois jours au maximum après avoir été coupés. L’expédition des sapins de Noël est une course contre la montre que l’on ne soupçonne pas.
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Elle débute dans les champs où d’un coup de débroussailleuse à disque, ils ont été sectionnés à ras de terre. Le pied est ensuite formé à l’aide d’un gros taille-crayon activé par la prise de force d’un tracteur.
Un coup pour dégrossir à 70 mm de diamètre, un deuxième pour l’amener à 50 mm afin qu’il puisse se ficher dans le socle de bouleau fendu, le seul élément qui a pu être préparé à l’avance. Enfin, le sapin est enfilé dans un gros cornet de métal galvanisé.
Tiré par le pied, il se coiffe d’un filet de plastique qui lui plaque les branches vers le haut. Ce conditionnement effectué en plein champ, facilite les manipulations et réduit aussi grandement les risques de branches cassées.
S.A Pépinières Naudet " La Gutteleau " 58 230 Planchez-en-Morvan Tel 03 86 78 42 49 fax : 03 86 78 45 62
Siège social 21290 Leuglay Tel : 03 80 81 81 76 Fax : 03 80 81 80 30
Mail : [email protected]
Pepiniè[email protected]
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